mardi 31 mai 2011

Biographie (rapide) d'Albert Camus

     Albert Camus est né le 7 novembre 1913 à Mondovi en Algérie Française et est mort le 4 janvier 1960 à Villeblevin dans un accident de voiture. Ce fut un célèbre romancier français de l'absurde mais aussi un dramaturge, un essayiste et un philosophe. Son père, Lucien A. Camus, était un descendant des premiers français arrivés en Algérie et sa mère, Catherine H. Sintès, une descendante d'espagnols vivants aussi en Algérie.


Albert Camus
     Son père meurt lors de la Première Guerre mondiale quelques années plus tard et Camus part vivre à Alger, dans les quartiers pauvres, chez sa grand-mère, avec sa mère. Cette dernière travail beaucoup, c'est donc sa grand-mère qui élèvera Albert Camus et son frère aîné Lucien. Camus commence ses études et est remarqué en 1923 par l'un de ses professeurs, Louis Germain, qui l'incite à poursuivre ses études. Il entre donc au Lycée Bugeaud. En 1930, il est diagnostiqué tuberculeux et c'est cette dernière qui l’empêchera de passer son agrégation de philosophie. En 1934 il épouse Simone Hié. Il travail alors au journal "Alger Républicain", journal de Front Populaire dans lequel il publie des articles sur les conditions de vie des algériens, comme le reportage Misère de la Kabylie. Il adhère au Partit Communiste Français en 1935 mais se retire dès 1937.


Jean-Paul Sartre
     En 1940, le journal "Alger Républicain" est interdit, Camus quitte l'Algérie pour la métropole. Là-bas, il commence à écrire des romans comme le Mythe de Sisyphe et l’Étranger en 1942 grâce auxquels il commence à avoir de la notoriété (bien que l’Étranger ait été commencé beaucoup plus tôt). En 1944, il rencontre Jean-Paul Sartre, avec lequel il a d'abord des rapports amicaux mais qui tournent à l'hostilité. En 1945 parait Caligula puis, en 1947, La Peste, qui fait diptyque avec l’Étranger.  En 1956, parait La Chute et en octobre de l'année suivante Camus reçoit le prix Nobel de littérature. Lors de la guerre en Algérie, Camus défend une Algérie française mais n'appartenant pas qu'au colons français. Il va même à Alger pour lancer un appel à la réconciliation. Le 4 janvier 1960, il meurt dans l'accident de la voiture de son éditeur, Gallimard, à Villeblevin, près de Sens.

samedi 21 mai 2011

Les origines et les causes de l'Absurde au XXème siècle

Et voici un nouveau thème ayant pour sujet l'absurde.

Définition de l'absurde
Ce terme vient du latin ( comme beaucoup de mot dans la langue française par ailleurs) absurdus qui signifie "discordant, désagréable, faux"
 Le terme latin comporte un côté largement péjoratif que l'on a maintenant oublié. Dans le pire des cas, absurde signifie de nos jours "résolument faux".
Sémantique :
On note différentes définitions à "absurde". Exemple :
(le petit Robert)
1) Contraire à la raison, au sens commun.
2) Qui viole les règles de la logique.
3) Dont l'existence ne paraît justifiée par aucune fin dernière.

Les différents sens de l'absurde sont relativement redondants : est absurde ce qui n'a aucun but (même moral), ou qui est issu d'un raisonnement n'obéissant pas à une quelconque logique.


Origines de l'absurde

L'absurde est sans aucun doute apparue après la seconde guerre mondial. Il traite de l'absurdité de l'homme et de la vie. Il prend place à la chute de l'humanisme qui suit la seconde guerre mondial a pour cause le traumatisme et les blessures morales engendrés par la violence de la guerre. Il s'inspire de plusieurs genres littéraires ( le dadaïsme, le surréalisme...) mais s'oppose fortement à un autre genre littéraire,  le réalisme.

Les différentes forme de l'absurde



Ubu Roi d'Alfred Jarry

Si l'Absurde s'est principalement mis en place au théatre ( voir l'article sur le théatre de l'Absurde), et à pour "père" Alfred Jarry et la pièce Ubu Roi, il s'est également fait remarquer dans les romans, avec comme principal représentant Albert Camus et le roman L'étranger.

L'étranger d'Albert Camus



« Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. » Albert Camus, L'étranger


Le mythe de Sysiphe d'Albert Camus
 « Un jour seulement, le “ pourquoi ” s'élève et tout commence dans cette lassitude teintée d'étonnement. » Albert Camus, Le mythe de Sysiphe

Cette citation, célèbre, montre comment l'Absurde se met en place dès le débuts, et qu'il est présent partout. 

L'absurde apparaît également au cinéma par exemple, où sont entrés dans la légende les Monty Pythons, les frères Marx, Mel Brook...


samedi 7 mai 2011

Le Théâtre Classique

   Le théâtre classique est une partie du classicisme, ce dernier étant un mouvement littéraire et culturel de la deuxième moitié du XVIIeme siècle qui concerna tout les genres de la littérature. Le terme a été évoqué pour la première fois par Stendhal en 1817.

   Le théâtre classique obéit à des règles strictes comme la règle des trois unités comme le disent ces deux vers de Boileau :


"Qu'en un jour, qu'en un lieu, un seul fait accompli
Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli"


Molière
Il ne doit y avoir qu'une seule intrigue (unité d'action), un seul lieu (unité de lieu) et tout cela doit se passer en un seul jour (unité de temps).

   Il y a aussi la Catharsis, définie par Aristote comme la purgation des passions. Il s'agit, pour le dramaturge ou les spectateurs, de purger ses passions en les exposant ou les voyant exposées symboliquement dans la pièce de théâtre.

   Enfin, la règle de bienséance impose l'absence de scènes trop violentes ou obscènes.






   Les principaux dramaturges du théâtre classique sont Molière (1622-1673), de son vrai nom Jean-Baptiste Poquelin, Jean Racine (1639-1699) et Pierre Corneille (1606-1684). Molière est surtout connu pour ses comédies de mœurs ou de caractères comme Les Fourberies de Scapin (1671) ou Amphitryon (1668). Racine et Corneille, eux, sont connus pour leurs tragédies comme Andromaque (1667), Britannicus (1669) pour Racine et Horace (1640), Nicomède (1651) pour Corneille.

Jean Racine
   Comme nous avons pu le constater, il existe différents types de comédie. Les comédie de mœurs critiques les mœurs sociales, et celles de caractère critique le ridicule des êtres humains et leurs défauts. Les comédies-ballet, inventées par Molière, mêlent théâtre et danse baroque. La comédie dell’arte apparaît elle aussi au XVIIeme siècle, mais en Italie, où les comédiens improvisent beaucoup et jouent avec des masques.

   Les tragédies font se confronter des personnages de haut rang (rois et reines), dont au moins un va mourir à la fin de la pièce. Elles sont ordinairement en cinq actes, qui répartissent généralement les évènements dans les actes de la façon suivante : premier acte, exposition de la situation des personnages. Deuxième acte : éléments perturbateur, troisième acte : les protagonistes cherchent une solution, quatrième acte : l’action se noue et le destin funeste se profile. Enfin, lors du cinquième acte, l’issue est fatale à un ou plusieurs personnages.
 
Pierre Corneille
   Les tragi-comédies, dont le nom a été fixé par Racine, Corneille et Molière (Auparavant, on disait tragecomédie), sont comparables à des tragédie au dénouement heureux comme dans Le Cid (1637) de Corneille ou Don Juan (1682) de Molière. Plusieurs styles théâtraux peuvent s’y mêler, et pas seulement la comédie ou le tragique mais aussi le mélodrame ou la farce. Mais elles connaissent un succès très mitigé au XVIIeme siècle. Ainsi, Corneille rééditera Le Cid pour en faire une tragédie.

vendredi 1 avril 2011

Le Théâtre de l'Absurde


Samuel Beckett

Le théâtre de l’Absurde est apparue dans les années 1940 et représente une rupture avec le théâtre classique. En effet, il refuse le réalisme comme le montre l’imprécision du temps et des lieux (dans En attendant Godot de Beckett, on sais seulement que la scène à lieu dans une lande), qui tendent même vers l’absurde quand la pendule de la Cantatrice chauve sonne un nombre de fois trop élevé. Le langage aussi peut subir des altérations comme dans la Cantatrice Chauve, pièce dans laquelle il est de plus en plus altéré au fur et à mesure que la fin approche. Le climat de catastrophe est aussi souvent présent et permet de mélanger tragique et comique comme dans Le Roi se meurt de Ionesco. Mais ce n'est qu'une facade car, après réflexions, un malaise y est dénoncé, comme la mort dans Le Roi se meurt. En effet, le théâtre de l'absurde livre une critique de l'homme et de la société dans toute son absurdité et sa vanité.

Eugène Ionesco

Cependant, le théâtre de l’absurde respect en parti les règles du théâtre classique comme la règle des trois unité comme dans le Roi se meurt où il n’y a qu’un lieu, qu’une action et la pièce dure moins de vingt-quatre heure. De plus, les personnages sont pour la majorité royaux (le roi et ses deux épouses, avec un garde et une servante).


Arthur Adamov

Les principaux auteurs sont Samuel Beckett (1906-1989) avec, par exemple, En attendant Godot (1949), Oh les beaux jour (1961 en anglais1963, en français), le Dépeupleur (1968-1970) ; Eugène Ionesco (1909-1994) avec entre autres Rhinocéros(1959), La Cantatrice Chauve(1950), Le Roi se meurt(1962), Tueur sans gage(1959), Les Chaises(1952) et Arthur Adamov (1908-1970).


jeudi 31 mars 2011

Les Origines Du Théâtre


Les débuts du théâtre : Le théâtre grec est né et s’est développé au cours des VIe et Ve siècles avant Jésus-Christ. Première forme de « théâtre » connue et reconnue comme telle. Il  s'agissait  du début des cérémonies religieuses qui étaient adressées à  Dionysos (le dieu du vin et de la fête).

Au début du théâtre grec, on jouait des "tragédies" : pièces qui racontaient des histoires dramatiques. Le théâtre Grec était très religieux, à partir de 536 ou 535 av. J.C., des concours de tragédies ont été organisés, à l'occasion des Grandes Dionysies, les journées de fêtes consacrées, chaque printemps, à Dionysos. Ils se déroulaient pendant 3 jours où l'on jouait des tragédies choisies par le gouvernement. Le gagnant du concours recevait un bélier en récompense.
Ce n'est qu'à la fin du Ve siècle av. J.C. que les "comédies", pièces qui racontaient des histoires drôles, apparurent. Plusieurs auteurs en ont écrites ; on parle aujourd'hui de trois auteurs célèbres : ESCHYLE, SOPHOCLE et EURIPIDE.
Les personnages préférés de ces dernières étaient les bouffons, les esclaves ainsi que les serviteurs. Une troisième forme de pièce existait : Les dithyrambes, chants religieux.
Sophocle (vers546, 406 av. J. C.), le meilleur :
Sophocle a changé les règles de la tragédie en faisant parler un troisième acteur et en diminuant le temps consacré aux chants. Il fit mettre des décors peints derrière la scène. L’action de ses pièces qui racontent la souffrance des hommes, est ainsi plus animée que dans les pièces d’Eschyle. Sophocle a remporté 24 fois le concours des grandes Dionysies. De ses 130 pièces nous n’en connaissons plus que sept (comme, Ajax, Antigone, Electre..).
Euripide (480,406 av. J. C. ), le plus critiqué :
Euripide a écrit 75 pièces, dont 18 qui sont parvenues jusqu' à nous (comme Alceste, Médée, Andromaque ...). Il a gagné 5 fois le concours d’Athènes.
Ses personnages utilisent le langage des gens de tous les jours, et ses textes sont moins compliqués que ceux d’Eschyle ou de Sophocle.
La tragédie Grecque a eu d’autres grands poètes, comme Lon De Chios ou Agathon qui fut le premier à la fin du Ve siècle avant Jésus Christ à inventer complètement une histoire ; laissant de côté les légendes des dieux et des héros ainsi que les événements du passé.
Autrefois, seuls les hommes jouaient, ils représentaient des dieux comme des femmes et portaient des masques ainsi que des tenues appropriées (tissus, bois, liège et bronze). Leurs tuniques (Chiton) couvraient leurs pieds et leurs poignets. Ils portaient également des chaussures en bois à semelles très épaisses (cothurnes).
En ce qui concerne les spectateurs :
Les places de ces derniers variaient en fonction de leur importance dans l’e*échelle sociale.
Les places privilégiées étaient pour les religieux. Les plus hautes pour les pauvres. Seuls les hommes y assistaient.
Il était de forme circulaire, garni de nombreux gradins. Au milieu se trouvait un thymélé, entouré d'une orchestra derrière s'élevait la Skene, devant laquelle jouaient les personnages.
Conclusion:
La religion était très importante chez les Grecs. En effet, les pièces de théâtres étaient religieuses, les personnages principaux étaient des Dieux.
Pour leur nécessité, les Grecs ont construit des théâtres dédiés à ...

...à non pas encore eux!!! Et oui, Les Grecs ont construit des théâtres dédiés aux Dieux ou aux Déesses, comme Melpomène (la déesse de la tragédie), mais la plupart des théâtres étaient des théâtres consacrés à Dionysos (le dieu du vin et de la fête). Un esprit de solidarité résidait dans cette dynastie, car même les plus pauvres y assistaient grâce à une bourse qui leur était offerte. En conclusion, on retrouve encore aujourd'hui les thèmes du théâtre Grec dans notre culture, certains sont même encore développés dans les pièces contemporaines.

mercredi 23 mars 2011

Eugène Ionesco, représentant de l'absurde

Voici un nouvel article sur le théâtre de l'absurde

Biographie d'Eugène Ionesco


Eugène Ionesco

           En 1912 nait Eugène Ionesco (le 26 Novembre à Slatima (Roumanie)). Son père est un avocat roumain et sa mère est française. En 1913, la famille Ionesco vient s'installer à Paris afin de permettre au père d'Eugène de préparer son doctorat de droit.
C’était une période difficile d'instabilité et de pauvreté. L'ambiance est tendue entre les parents d'Eugène. En 1917, c'est la guerre. Le père d'Eugène doit rentrer en Roumanie. Sa mère travaille dans une usine.
           En 1918-1919, Eugène est mis en pension, avec sa sœur, en Mayenne (La Chapelle Antenaise) dans un cadre paisible. Ionesco gardera un très bon souvenir de ce séjour.
           A 13 ans, Ionesco doit retourner en Roumanie avec sa sœur à la suite du divorce de ses parents. Son père obtient la garde des enfants. Ionesco apprend le roumain qu'il ne connaissait pas et poursuit de brillantes études secondaires.
           Dès 1929, Ionesco est étudiant à l'Université de Bucarest. Il obtient un diplôme lui permettant de devenir professeur de français.
En 1930, c’est la publication de ses premiers articles dans la revue Zodiac.
           Puis, en 1936, il se marie avec une étudiante en philosophie.
1938, le couple part pour la France. Il travaille à une thèse sur Les Thèmes du péché et de la mort dans la poésie française depuis Baudelaire. Problèmes financiers et petits métiers. Le couple rentre en Roumanie en 1940 et revient en France, à Marseille, en 1942 pour finalement en 1944 retourner à Paris et donner naissance à Marie-France.
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La cantatrice chauve, mise en
scène de François Berreur
           En 1948, le père Ionesco décède et Ionesco devient correcteur dans une imprimerie. Il se lie d'amitié avec André Breton, Luis Bunuel, Adamov et Cioran. Il sera naturalisé français en 1950.
Les chaises, Eugène Ionesco
           La Cantatrice chauve est créée au Théâtre des Noctambules. La pièce est accueillie froidement.
           En 1951 parait La Leçon au Théâtre de Poche. La critique classique manifeste son hostilité. Les salles restent vides. Mais un cercle d'admirateurs commence à se créer : Ils saluent ce comique né de l'absurde où l'insolite fait éclater le cadre quotidien.
           En 1952 sort Les Chaises puis en 1956 Le Maître, Victimes du Devoir, La Jeune fille à marier.
           En 1954 Ionesco écrit : Amédée ou Comment s'en débarrasser. Reprise de Les Chaises . Jean Anouilh écrit un article élogieux en première page du Figaro, un quotidien qui n'avait jamais pourtant applaudi aux pièces de Ionesco. 1955 Jacques ou la Soumission, Le Nouveau Locataire, Le Tableau.

Rhinocéros

          1956 L'Impromptu de l'Alma, 1957 L'Avenir est dans les Œufs, 1958 Rhinocéros, 1959 Tueur sans gages .
           En 1960, Jean-Louis Barrault crée Rhinocéros à l'Odéon. C'est la consécration pour Ionesco.

Le solitaire, unique roman
d'Eugène Ionesco

           Puis en 1962 parut : Le roi se meurt, 1963 Le Piéton de l'Air, 1966 Création à la Comédie française de La Soif et la Faim, 1967 Journal en Miettes, 1968 Présent-Passé, Passé-Présent, 1970 Création à la Comédie française de Jeux de Massacre.
           En 1971, Ionesco est reçu à l'Académie française.
           En 1973 parut : Ce Formidable Bordel ainsi que : Le Solitaire, unique roman d'Eugène Ionesco
           1975 parait : L'Homme aux Valises
           En 1989, Ionesco est fêté à la Nuit des Molières, et fini par décéder le 28 Mars 1994.

Notre prochain article aura pour sujet le théâtre de l'absurde.
A bientot
Les Littéranautes

Le roi se meurt, représentation de la mort par l'absurde

Voici une nouvelle nouvelle série d'article sur le théâtre de l'absurde

Le roi se meurt: résumé

Eugène Ionesco
           Le roi se meurt est une pièce de théâtre en un acte d'Eugène Ionesco, créée le 15 décembre 1962 au théâtre de l'Alliance française.


Le roi se meurt, Eugène Ionesco

           Elle raconte l'histoire d'un roi, Bérenger 1er, dont la vie décline tout le long de la pièce, pour finir, comme l'annonce le titre par la mort du roi. Il est déja dans un piteux état au début du roman. Tout au long de l'histoire, il passe par les différante phase, étape, du reste de la vie d'un mourant: le refus, la colère, la tristesse, l'abattement et pour finir l'acceptation. Il est accompagné de plusieurs personnages qui l'aideront dans son chemin vers la mort ou qui au contraire le pousse à lutter contre une fin pourtant inéluctable.Ainsi on retrouve cinq autre personnage: ses deux femmes, Marguerite et Marie, son médecin, Juliette la servante et le garde. Tout au long du texte, au fur et à mesure que le roi s'éteint, il perd le controle de son corps, de son esprit et le royaume périt et s'efface pour ne plus laisser place qu'au néant.

Signification de la pièce
      «La preuve est faite que le Roi se meurt est un "classique" aussi familier désormais que le scandale métaphysique auquel il s'oppose de toute sa naiveté inconsolable »
Bertand Poirot-Delpech, le Monde

Le roi, joué par Michel Bouquet

           Ce fameux scandale métaphysique qu'est la mort à en effet un place fort importante dans cette pièce de théâtre de Ionesco. Il représente d'une façon réalistes les sentiments et réactions humaines, le refus et l'acceptation. La mort du roi est aussi une vision trés réaliste de la mort, car le monde s'éteint, meurt une fois les yeux fermés, entrainant cette disparition de la vie et l'apparition du néant de la mort. Tout les personnages qui entourent le roi dans ses dernières heures sont comme la représentation physique des différente facette de sa personnalité. Ainsi Marguerite représente la lucidité, l'acceptation, Marie le refus, l'amour, et la joie de vivre. Chacun des personnages jouent un role crucial dans le chemin du roi vers la mort. La reine Marguerite à également un rôle clé, elle est comme un berger qui guide le roi vers sa destination et le prépare au dernières épreuves.  Elle est la personnification de la mort, qui mène sa victime devant dieu pour le jugement dernier. 
Le roi de la pièce représente le roi en chacun d'entre nous. Avec le roi se meurt, Ionesco nous donne à voir le comportement et les manières des individu confronté à leur propre mort.
En conclusion, Ionesco nous met en face du scandale de la mort. L'absurde est suggérer par le temps qui passe trop rapidement, le monde qui est réduit à néant au fur et à mesure que le roi s'éteint, en montrant que l'on est jamais préparé à affronter sa propre fin.

Merci d'avoir lu cette article et à bientôt.